Histoire du Pont du Gard
Le Pont du Gard est l’un des monuments antiques les plus spectaculaires du monde romain et le symbole de l’ingénierie romaine en Gaule.

Origines et construction :
Le Pont du Gard est construit au Ier siècle après J.-C., probablement vers 50 apr. J.-C., sous le règne de l’empereur (Claude ou Néron) et sa durée de construction est de moins de 5 ans. Il fait partie d’un aqueduc romain long de près de 50 km, destiné à acheminer l’eau depuis la source de l’Eure à Uzès jusqu’à Nemausus (Nîmes), une ville alors très prospère.
L’eau servait aux fontaines, aux thermes, aux bains publics et à quelques habitations riches.
Une prouesse technique :
Le Pont du Gard franchit le Gardon et mesure 49 mètres de hauteur, il comporte 3 niveaux d’arches et fait environ 360 mètres de long. Au sommet se trouvait le canal d’eau (specus), large d’environ 1,20 m.
Quelques exploits remarquables : Une pente extrêmement faible (environ 24 cm par kilomètre), des blocs de pierre pesant jusqu’à 6 tonnes, et un assemblage sans mortier, grâce à une taille de pierre très précise.
Les pierres proviennent de carrières situées à proximité immédiate, ce qui explique la couleur blonde caractéristique du monument. Pour information, il y a une carrière, "La Pierre du Pont du Gard", au nord du village de Vers-Pont-du-Gard, qui existait déjà il y a 2.000 ans et est toujours en activité.
À partir du IVe siècle, l’aqueduc cesse progressivement de fonctionner, notamment à cause du manque d’entretien, des dépôts calcaires et aussi des troubles politiques. Les riverains récupéraient parfois les pierres pour les constructions locales ou détournaient l'eau pour les cultures. Cependant, le Pont du Gard n’a jamais été détruit, ce qui est exceptionnel.
Au Moyen Âge, il est utilisé comme pont routier, et cela contribue à sa préservation.
Restaurations :
* XVIIIe siècle : ajout d’un pont routier accolé à l’ouvrage antique
* XIXe siècle : grandes restaurations sous Napoléon III
* XXIe siècle : mise en valeur du site, protection paysagère et archéologique
À noter que des traces de graffitis romains sont encore visibles sur certaines pierres.
